Session publique du 24 novembre 2025
Intervention de Michel Marchal
Conseiller départemental du Canton de Baccarat
Madame la Présidente,
En 2015, alors Président de la Communauté de Communes du Pays du Sanon, avec mes collègues élus et en lien avec les services de l’Etat et du département, nous avons souhaité engager une réflexion d’envergure sur le devenir des écoles primaires sur notre territoire communautaire.
J’associe à cette question mes deux collègues, Alexandra et Christopher, élus du canton concerné et engagés également pour la cause territoriale.
Plusieurs éléments nous ont conduits à cette démarche de restructuration scolaire :
> La suppression du transport méridien, décidée par le Président du Conseil départemental, obligeait les collectivités à mettre en place de l’accueil périscolaire, notamment la restauration sur le temps de midi et, bien évidemment, les gardes du matin et du soir sur chacun des sites.
> Le faible effectif d’enfants scolarisés sur chaque site exposait régulièrement les écoles à des fermetures de classes.
> Un troisième élément, non des moindres, a retenu l’attention des élus : l’angoisse des enseignants se trouvant seuls sur un site.
Ce travail, mené en lien avec, l’Education Nationale, la Sous-Préfecture de Lunéville et le département, à l’époque compétent pour les transports scolaires, nous a conduit, dans un premier temps, à fermer plusieurs écoles de villages en restructurant l’existant. Sept communes se voient fermer leur école !
Deuxième étape, les 23 communes concernées se regroupent au sein d’un syndicat, le Syndicat intercommunal du Sanon.
Dans un troisième temps, ce nouveau syndicat eut pour mission de créer une nouvelle école primaire à Einville, à proximité du collège et du gymnase, développant ainsi un pôle scolaire sur le bourg-centre.
Dans un esprit constructif, une mutualisation de la restauration est négociée avec les services du conseil départemental, ce dernier envisageant la restructuration de sa propre cuisine du collège.
Or, aujourd’hui, bien que le projet de l’école primaire ait pris beaucoup de temps, le département ne serait pas au rendez-vous. Le SIS primaire devra donc, pour le temps de la restauration, déplacer les élèves pendant un ou deux ans. Où et comment ?
Les propositions faites par les services du Conseil Départemental ne sont pas acceptables, notamment l’utilisation du préau couvert. Comment expliquer aux familles que cette école neuve à 12M€ n’est pas en capacité d’ailleurs dignement leurs enfants !
Vous avouerez, Madame la Présidente, que cette situation n’honore pas notre collectivité départementale. Alors, pouvons-nous, dans l’urgence, prioriser, dans un premier temps, la construction de la salle de restauration du SIS dont la réalisation est sous maîtrise d’ouvrage du département ?
Ainsi, le SIS, dans l’attente de la réalisation de la nouvelle cuisine du collège, aura toute latitude pour faire appel à un prestataire extérieur pendant une période indéterminée.
Ces investissements du collège d’Einville s’inscrivent dans le Plan Collèges Nouvelles Générations. Pour rappel, ce plan de 270 M€ a été voté à l’unanimité en décembre 2011. D’ailleurs au cours de cette session le PCNG fait l’objet d’un rapport.
Pouvez-vous, Madame la Présidente, m’apporter une réponse concernant les travaux d’Einville et surtout me rassurer sur la pertinence du partenariat territoire département ? D’autant plus que les éléments budgétaires concernant notre collectivité, présentés dans le cadre de la DM² du BP2025, sont plutôt rassurants.
Madame la Présidente, vous connaissez mon engagement à la cause de mon territoire par conséquent je reste disponible pour faire avancer ce dossier dans un esprit collaboratif. Faisons plus vite et plus fort.
Merci pour votre réponse.
Michel MARCHAL

