L’écriture inclusive : un obstacle à la lecture

Session publique du 28 septembre 2020.

Question d’actualité de Catherine KRIER

Conseillère départementale du canton du Grand Couronné

 

 

Madame la Présidente,
Mes chers collègues,

Le conseil départemental est LA collectivité chef de file en matière de handicap. Notre responsabilité de conseillers départementaux est de faire notre maximum, avec les moyens qui sont les nôtres, pour améliorer la vie des personnes qui vivent avec un handicap. Les aprioris, l’idéologie et certaines formes de militantismes doivent s’effacer lorsque cela s’avère nécessaire.

Vous avez certainement constaté que parfois certaines décisions, prises sur la base de bonnes intentions, peuvent s’avérer néfastes pour les plus fragiles, les excluant un peu plus de notre société.

Durant l’été, plusieurs associations de personnes handicapées se sont manifestées à propos d’une pratique qui fait son apparition au sein des collectivités dont la nôtre : l’écriture inclusive. De plus en plus, cette dernière avec son « point milieu », apparaît comme un obstacle à la compréhension de récriture par notamment les personnes malvoyantes, celles atteintes de dyslexie ou de troubles
cognitifs.

Si au départ, l’écriture inclusive peut sembler pour certains intéressante pour affirmer l’égalité femme-homme, on constate aujourd’hui qu’elle heurte le quotidien déjà difficile des personnes en
situation de handicap. C’est dans ce sens qu’est intervenue cet été Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat en charge du handicap.

Aussi, madame la présidente, Mes chers collègues, Pouvez-vous me dire aujourd’hui comment se positionne notre collectivité sur cette question et très concrètement comment cela se traduit-il et se traduira à l’avenir, notamment dans la documentation destinées aux personnes en situation de handicap.

Je vous remercie.

Catherine KRIER