Comment lutter contre l’isolement de nos aînés ?

Session publique du 28 septembre 2020.

Question d’actualité de Corinne MARCHAL-TARNUS

Conseillère départementale du canton de Saint-Max

 

Monsieur le Préfet,

Les EHPAD ont déjà payé un lourd tribu à la première vague du COVID19 qui s’est répandue dans notre pays depuis février 2020. Nos anciens sont décèdes du virus, de solitude, ainsi que des ruptures dans la chaîne des soins.

Le décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire ne prévoyait pas l’octroi de masques ou d’aucun dispositif de protection d’aucune sorte pour les résidents des EHPAD et leurs personnels.

Il était demandé aux établissements d’aménager des secteurs« COVID » et COVID plus », sans transfert systématique en milieu hospitalier, sans dispositifs d’assistance respiratoire et avec l’angoisse de ne pas disposer de moyens de sédation pour les cas désespérés.

Les cadres des établissements se sont sentis abandonnés et c’est la solidarité locale qui a souvent pallié aux carences de l’Etat. Suite aux 12 décès de l’EHPAD de Bouxières-aux-Dames et la contamination de près d’un tiers du personnel, une campagne de tests généralisés a été lancée dans tous les établissements de Meurthe et Moselle avec des résultats indiquant des
contaminations présentes, passées ou des contagiosités encore actives chez des résidents comme chez les personnels. Depuis la fin du confinement et malgré l’accélération des campagnes de dépistage, il apparaît que le virus tue toujours plus dans les EHPAD, le cas de Pulnoy en est un exemple malheureux.

Aussi, M le Préfet, pouvez vous nous indiquer quelles seront les mesures fortes que vous aurez la latitude de prendre pour protéger nos anciens les plus fragiles dans les établissements alors que la courbe des contaminations reprend une croissance exponentielle et que notre département est désormais en zone rouge.

Vous remerciant par avance pour la clarté et l’exhaustivité de votre réponse.

 

Corinne MARCHAL-TARNUS